Vote électronique, je ne veux pas !
J’ai reçu aujourd’hui une lettre de ma mairie (Sèvres, 92) m’informant que lors des prochaines présidentielles, mon bureau de vote sera exclusivement équipé d’une urne électronique.
Aillant été récemment sensibilisé par l’article d’un expert en sécurité informatique, je n’ai pu trouver que des arguments grave contre l’utilisation de ce système de vote. Celui ci met en péril l’intégrité et l’anonymat du vote.
Pour comprendre rapidement le problème, je vous invite à essayer sans attendre cette démonstration.
Le problème est extrêment simple: les machines à voter sont des outils électroniques (par là très proches des ordinateurs) et leur logiciel peut être détourner pour truquer le vote. Le méchant logiciel peut être introduit dans la machine en moins de 2 minutes par un technicien expériementé, et peut complètement se cacher contre tous les testes d’intégriter du système.
Voici deux vidéos de démonstrations sur deux machines à voter.
Thèse menée à de l’université de Princeton, USA (en anglais).
Nedap, machine officielle en Hollande, falcifiable et indétectable en 2 minutes. (reportage iTélé)
Les fabricants de ces machines expliquent rapidement que ces machines ne sont pas des ordinateurs et ne peuvent pas être détourné de leur fonction première (assurer un vote démocratique). Or ces machines utilisent des logiciels qui peuvent être re-programmé ou simplement altéré à volonté et de façon invisible. Une équipe de programmeur a reconfiguré une machine Nedap pour … … jouer aux échecs !
Il est aussi dit qu’un certain nombre de mesures techniques sont prises pour détecter la présence d’un code malveillant dans la machine à voter. Mais il est tout à fait illusoire de baser sa confiance sur ces technique. Les logiciels malveillants sont fait pour se cacher, être indétectable, et s’ils ne peuvent faire autrement, il présenteront eux même et à la place du logiciel légitime la réponse “tout va bien” (alors que tout va mal).
La pose de scellés sur les machines est également illusoire. De très nombreux techniciens manipulent les machines à voter avant et après les élections, et peuvent positionner un code en sommeil qui ne se réveillera que le jour des élections. Les programmes malveillants peuvent être fabriqués facilement de tel sorte qu’ils se détruisent eux-même après les élections, rendant la fraude totalement improuvable.
Tout cela n’est pas de la science fiction. Regardez de nouveau les vidéos de démonstration pour voir à quel point il est facile de manipuler ce genre de machines.
Le 22 avril, je serais amené à voter à Sèvres (92) sur une machine en laquelle je n’ai aucune confiance, et qui m’a été imposée. Je n’aime pas cette démocratie là !
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http://www.recul-democratique.org/
http://itpolicy.princeton.edu/voting/
http://aietech.com/leblog/2006/11/4/un-bug-dans-la-dmocratie-us.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-884860,0.html
25 avril 2007 at 06:59
[...] — http://chauvesouris.wordpress.com/2007/03/30/vote-electronique-je-ne-veux-pas/ [...]