Pourquoi ? oui, ça suffit à la fin …
Quatre jours de libre, j’avais prévu, notamment, le coupe-tiff’. Quatre jours de libre également pour mon petit coiffeur de quartier. Je suis donc cet après-midi dans une chaîne que je connais et n’aime pas trop, mes cheveux n’auront pas leur répit.
J’attends trop longtemps, le temps que m’avait annoncé le gérant, enfin deux fois plus, j’ai savouré l’absence du coiffeur qu’irrationnelement je ne veux pas, il doit être en jour férié.
La file est longue, et les un après les autres, mes voisins sont coiffés par les coiffeuses, “A qui est ce le tour ?”, invariablement, je montre poliment mon voisin arrivé avant, qui lui, poliment, ne se montre pas. Enfin, tous mes voisins sont arrivés après moi, et deux coiffeuses finissent presque simultanément de parfaire le chef de mes anciens camarades de banc.
Quand surgit de nul part le coiffeur irrationnel que je ne veux pas, ou dans l’autre sens, je ne sais plus.
“A qui est ce le tour ?” Je m’enfonce au plus profond de mon siège, les deux autres coiffeuses prennent la suite pour coiffer mes voisins plus jeunes que moi, le coiffeur cherche son client, un doigt me montre.
“Et ces cheveux, on coupe court ?”
Non, non, non. Je sens que je vais avoir beaucoup de mal à faire comprendre que j’aime bien la liberté de mes cheveux, le doux anarchisme de mes cheveux mal coiffés. On ne se refait pas. La prochaine fois,mes cheveux auront leur répit, et moi, mon petit coiffeur de quartier.